Chercher « la jeune femme » (ou : Corrections et focalisation)

À l’école, j’ai appris qu’en français, il fallait absolument éviter les répétitions. Très tôt, j’ai donc pris quelques habitudes d’écriture pour ce faire. Principalement, je remplaçais les noms de mes personnages par des qualificatifs (sans grande originalité : la couleur des cheveux, des yeux, beaucoup de « la jeune fille », « le jeune homme »).

On avance de dix-quinze ans et je me rends compte que non, ce n’est pas possible.

Pas que ça ne marche jamais, loin de là ! Mais dans ce que j’écris, moi qui utilise beaucoup la focalisation interne, ça ne va pas. Ça ne va pas du tout.

Valéry K. Baran a écrit il y a quelques temps un bon article pour expliquer ces histoires de point de vue interne/externe. En gros, quand on écrit du point de vue interne, y compris à la troisième personne, il faut faire attention à plusieurs choses, et notamment, à éviter les expressions du genre « le blond » ou « la jeune femme » pour parler de personnages connus. Dans ma tête, quand je pense à mes amis, je ne pense pas « le blond » ! Eh bien il n’y a pas de raison que ça ne fonctionne pas pareil pour mes personnages.

Bref, après lecture de cet article et diverses discussions, je pensais que j’avais compris le truc.

Il m’aura fallu les corrections de Queen of Love pour me rendre compte d’à quel point j’avais tort.

(Ceci est un article avec des gifs.)

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CampNaNo 2016, première partie

Qui dit avril, dit CampNaNoWriMo ! En 2014, c’était justement ce défi d’écriture qui m’avait permis d’entamer Queen of Love. Les éditions suivantes n’avaient pas été très fructueuses, mais qu’à cela ne tienne, je persévère !

L’avantage du CampNaNo, c’est qu’on peut se fixer son propre objectif. Certains visent 50 000 mots pour s’entraîner avant novembre et le « vrai » NaNoWriMo ». D’autres, comme moi, mettent la barre plus bas.

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Bilan écriture : 2015

Il y a peu de chance que j’écrive énormément dans les jours qui viennent, donc autant faire le bilan maintenant histoire de ne pas le zapper contrairement à l’année dernière !

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Joyeuses Fêtes, au passage !

Bon, autant le dire tout de suite : 2015 aura été une année plutôt pauvre en écriture, en grosse partie parce que riche en plein d’autres choses. Ce n’est pas si mal, après tout, il faut bien me faire à l’idée que j’écris par phases, et c’est comme ça.

J’ai commencé quelques projets par-ci par-là, une romance contemporaine au printemps, un texte avec des zombies en été. Autant de choses que je pourrai éventuellement reprendre quand le temps et l’inspiration me reviendront, d’autant plus que j’ai eu la sagesse d’esprit d’écrire mon esquisse de plan quelque part.

Sans aucune surprise, le plus gros mois aura été novembre. Bonne nouvelle, déjà : j’ai gagné le NaNo ! Et ma novella dont je pensais qu’elle se finirait après 30-35K aura finalement atteint les 38 000 mots ! Bon, évidemment, il faudra retravailler tout ça, pour l’instant je ne peux même pas envisager d’ouvrir le fichier, mais je m’y remettrai un jour, que ça prenne des mois ou des années.

J’ai terminé le défi en reprenant le roman entamé l’année dernière à la même période. Je ne l’ai toujours pas fini, mais au moins j’ai avancé de 12K, ce qui est toujours bon à prendre, et il ne me reste pas grand chose. Je bouclerai sans doute ça lors de ma prochaine phase d’inspiration !

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L’autre victoire de 2015, ça aura été de reprendre et retravailler mon plus gros roman (90 000 mots, ça en jette !). Je suis loin d’avoir terminé, mais j’ai fait le gros du travail de fond. Ne reste plus qu’à repasser sur la forme en rechangeant un ou deux trucs par-ci par-là, puis une ou deux bétas, puis une dernière lecture, avant d’entrer dans la danse des soumissions de manuscrit. Je ne sais pas combien de temps tout ça me prendra, mais c’est toujours bien d’en être arrivée là.

J’ignore ce que me réservera 2016. Enfin, non, pas tout à fait, mais côté écriture. Est-ce que j’aurai beaucoup d’inspiration ? Combien de textes est-ce que je bouclerai ? Quelles nouvelles idées me sauteront dessus ? Réussirai-je à revenir sur d’autres romans pour les retravailler enfin ?

Je ne m’inquiète pas trop, néanmoins. Quel que soit mon rythme, je sais que je vais vers l’avant.

Nanowrimo 2015

Pas de surprise : cette année encore, je participe au NaNoWriMo (vous savez, ce défi qui consiste à écrire 50 000 mots sur le mois de novembre… suivez le tag pour voir où j’en ai déjà parlé).

En revanche, autant prévenir tout de suite : je doute très fortement d’être capable de battre mon record de l’année précédente (70K et des broutilles). Ne serait-ce que parce que mon texte sera très différent.

  • Déjà, il s’agit d’une romance contemporaine. C’est donc la première fois en 9 (!) participations que mon récit ne comportera aucun élément surnaturel. Pas de description de monstres, de créatures, pas de lois de l’univers ou de la magie à établir, donc pas mal de mots en moins.
  • Ensuite, et là aussi c’est une première pour ce challenge : un point de vue interne unique (à la troisième personne). Bon, j’avoue, je me réserve quand même le droit d’en ajouter un deuxième si vraiment je galère trop, parce que le but c’est d’écrire, pas de stresser devant une page blanche.

Cela signifie quand même que mes outils habituels pour faire avancer le compteur et me débrider l’imagination (les personnages/points de vues multiples, la narration non-linéaire, le surnaturel à décrire et à faire vivre) ne me seront d’aucune utilité cette fois-ci.

Mais ça ne veut pas dire que je serai complètement dépourvue non plus.

Ne serait-ce que parce que mon texte est différent de mes Nanos habituels pour une autre raison : c’est une suite ! Enfin, plus exactement, je reprends les personnages d’une novella, en me concentrant plus particulièrement sur l’un d’entre eux… l’une d’entre elles, même. Du coup, j’ai déjà moins à faire côté préparation, vu que je connais mes protagonistes.

Enfin, je ne compte pas atteindre les 50K avec cette histoire (mais si je le fais, tant mieux). Je vise plutôt les 30K, et les 20 suivants seront consacrés à une autre : au hasard, le texte entamé en Tourraine il y a quelques mois. Ou un autre projet, en fonction de mon inspiration.

Voilà pour novembre. Me reste encore à préparer ma playlist, le fichier de statistiques. Pas de Scrivener cette année : pour les histoires pas trop complexes, je m’en tiens à OpenOffice. Déjà, j’ai relu le premier tome de ma série, en notant tout ce qui concernait Sinead, sur qui j’écrirai donc, ainsi que tout ce qui pourrait m’être utile.

Pour être tout à fait honnête, j’ai un peu de mal à réaliser que le Nano est déjà là. En même temps, comme chaque année, j’ai vraiment hâte de commencer… et de finir, si possible avec (au moins) un premier jet entier dans le disque dur !

Une photo des falaises de Moher, dans le Burren. J’y enverrai peut-être mes protagonistes…

Vacances en Touraine

Billet écrit sur OpenOffice, de ma chambre chez ma grand-mère, pas loin de Tours. Eh oui, je suis en France jusqu’à mi-août ! Et je profite bien du beau temps. Un peu trop beau, même : les deux premiers jours, à plus de trente degrés, ont été rudes. Au programme : repos, lecture et jeux de société !

Il n’y a pas Internet ici, donc il faudra faire un copier-coller plus tard, mais les mots avaient envie de sortir. Ils sortent assez bien, les mots, aujourd’hui.

Ce matin, j’ai entamé un nouveau texte, absolument pas prévu au programme. De fait, c’est le premier projet original que j’entame cette année ! L’idée date d’il y a quelques années, je l’avais d’ailleurs oubliée entre temps. En fait, à la base, je n’avais même jamais pensé la coucher réellement sur papier… mais ça m’est revenu (la relecture de vieilles choses aidant), ça m’a trotté dans la tête pendant quelques semaines et puis, ce matin, juste comme ça, les mots ont commencé à s’enchaîner dans ma tête. Comme je sais reconnaître une occasion en or quand j’en vois une, je les ai laissés s’enchaîner le temps de terminer le petit-déj’, puis j’ai allumé l’ordinateur, et ça n’a pas tardé à faire 900 mots. Ce soir, j’en totalisais presque 2000. Tout ça en une journée ! Ça ne m’était pas arrivé depuis… eh bien, depuis le NaNo de l’année dernière, tiens.

Je ne sais pas combien de temps ça va durer, mais j’essaye d’en profiter. J’ai un mini-plan avec les quelques idées qui me sont venues sur un post-it (pas un vrai, ceux de Windows), et je compte avancer un peu demain, et peut-être même lundi dans le train pour retourner sur Paris (on est samedi soir, là). J’essaye surtout de ne PAS penser aux recherches qu’il faudrait que je fasse (et puisque je peux au moins vous dire que c’est de l’historique, enfin, plus ou moins, il va y en avoir), histoire que ça ne me bloque pas l’inspiration. Je laisse tout ça pour plus tard, là, c’est le moment d’écrire. J’aurais pu attendre jusqu’au NaNo, mais j’ai encore deux idées entre lesquelles je balance pour ça, et puis, la muse est venue, alors bon…

Voilà, un peu de nouvelles, donc, et des nouvelles d’écriture, en prime ! Et sinon ça va bien. J’aime beaucoup passer du temps en Tourraine, et avec ma grand-mère. Pour une fois que je peux rester plus de trois jours, c’est très chouette.

Bien entendu, le grand absent depuis trois ans (déjà!) c’est mon grand-père, qui me manque terriblement. Mais vraiment, vraiment terriblement. Un an ou deux de plus, et il se serait procuré une liseuse en voyant la mienne (ou une autre), et on se serait échangé des « zibouks » (je suis sûre que c’est comme ça qu’il l’aurait dit). Il aurait trouvé les miens géniaux, parce que tout ce que produisent ses petites-filles ne peut être que génial – il aurait sans doute préféré le deuxième, qui rentre tout à fait dans le genre de choses qu’il aimait lire. Mon grand-père lisait beaucoup (vraiment beaucoup).

Trêve de nostalgie, c’est à mon tour d’aller lire. J’ai terminé quatre textes en autant de jours (une nouvelle et trois romans), et je compte continuer sur cette lancée. Je ne sais pas ce que je vais entamer avant de dormir, d’ailleurs…

Bon été à vous ! (en espérant qu’il fasse beau, mais pas trop chaud, là où vous êtes)

Photo qui date, et pas qu'un peu. Je ne me souviens malheureusement plus de quel château il s'agit.

Photo qui date, et pas qu’un peu. Je ne me souviens malheureusement plus de quel château il s’agit.


Finalement, mon lundi ayant été assez chargé (avec quelques imprévus… je redécouvre les joies des transports en commun sur Paris: génial quand tout marche, horrible quand ça ne marche pas!), je ne poste ce billet qu’aujourd’hui.

Et donc depuis samedi j’ai avancé un peu plus dans mon texte, même si je ne suis toujours pas tout à fait sûre d’où ça va me mener. J’ai aussi terminé un ou deux autres livres – mais maintenant que j’ai de nouveau accès à Internet, mon rythme de lecture risque d’en pâtir. Bah, on verra bien.

Bonne semaine tout le monde !

Lectures du printemps

… ainsi que quelques nouvelles, pour commencer.

Mon CampNano d’avril n’aura pas été très fructueux. J’ai commencé une petite nouvelle toute mignonne de romance contemporaine, mais je n’en suis pas venue à bout, accaparée par le boulot. Elle restera sagement sur l’ordinateur jusqu’à ce que je me décide à y revenir.

De fait, ces derniers mois, je me suis concentrée exclusivement sur le retravail. Après tout, j’ai une bonne dizaine de textes, dont plus de la moitié sont des romans, à revoir, si je veux tenter de les publier un jour… alors j’ai (enfin !) bouclé les corrections du NaNo de 2007, pour (enfin !) l’envoyer à quelques maisons d’éditions. Et en juin, je me suis mise à retravailler mon CampNano de 2013, soit le texte le plus long que j’aie jamais écrit (90 000 mots !). J’ai terminé la première relecture/planification hier, et si j’ai le temps après cet article je commencerai à bosser sur un chapitre ou deux. Par chance, côté fond, il n’y a pas grand chose à faire, et les modifications portent surtout sur la fin !

Mais revenons-en aux lectures. Entre le 30 mars et le 30 juin, j’ai dévoré 23 livres, soit trois de plus que de janvier à mars. Hélas, ce n’était pas assez pour rattraper mon Challenge Goordears, et j’ai désormais 31 ouvrages de retard si je veux arriver aux 150 dans l’année… mais je ne m’inquiète pas trop. Après tout, depuis que je suis en vacances, j’ai beaucoup plus de temps (et d’énergie !) pour la lecture.

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