Chercher « la jeune femme » (ou : Corrections et focalisation)

À l’école, j’ai appris qu’en français, il fallait absolument éviter les répétitions. Très tôt, j’ai donc pris quelques habitudes d’écriture pour ce faire. Principalement, je remplaçais les noms de mes personnages par des qualificatifs (sans grande originalité : la couleur des cheveux, des yeux, beaucoup de « la jeune fille », « le jeune homme »).

On avance de dix-quinze ans et je me rends compte que non, ce n’est pas possible.

Pas que ça ne marche jamais, loin de là ! Mais dans ce que j’écris, moi qui utilise beaucoup la focalisation interne, ça ne va pas. Ça ne va pas du tout.

Valéry K. Baran a écrit il y a quelques temps un bon article pour expliquer ces histoires de point de vue interne/externe. En gros, quand on écrit du point de vue interne, y compris à la troisième personne, il faut faire attention à plusieurs choses, et notamment, à éviter les expressions du genre « le blond » ou « la jeune femme » pour parler de personnages connus. Dans ma tête, quand je pense à mes amis, je ne pense pas « le blond » ! Eh bien il n’y a pas de raison que ça ne fonctionne pas pareil pour mes personnages.

Bref, après lecture de cet article et diverses discussions, je pensais que j’avais compris le truc.

Il m’aura fallu les corrections de Queen of Love pour me rendre compte d’à quel point j’avais tort.

(Ceci est un article avec des gifs.)

Lire la suite

Publicités

« Mon » Irlande – Deuxième partie : La mangeaille !

Aujourd’hui, on va parler de bonnes choses, soit de la culture culinaire de l’Irlande !

Je rappelle néanmoins qu’il s’agit ici de la perspective, forcément limitée, d’une Française originaire de région parisienne. S’il y a des choses qui m’étonnent mais qui vous paraissent évidentes, c’est normal !!

Mais d’abord, je vous donne les réponses au petit jeu des prénoms irlandais de la dernière fois… si vous voulez jouer, faites-le avant d’en lire plus !

Lire la suite

« Mon » Irlande – Première partie : Généralités

Photo 041

 

La première fois que j’ai visité l’Irlande, c’était en août 2008. Cette photo, prise à Killarney, dans le Kerry, a donc presque six ans déjà… Je suis tombée amoureuse de cette endroit, d’ailleurs, mais ce n’est pas là que je me suis installée. Eh non, c’est dans le Connemara que je vis depuis l’été 2010…

L’Irlande, et notamment ma région, a pris une place tellement importante dans mon coeur qu’il n’y a rien d’étonnant à ce que j’y place certains de mes écrits. Dans La Noyée était en blanc, Ciara habite à Galway, et l’action se place entre cette (plus ou moins) grande ville et le village de Craughwell, un peu à l’Est, qui existe réellement : il y a quelques années, j’y passais fréquemment, en voiture, pour me rendre à mon travail. De même, mon projet de chick lit en cours tourne autour de Galway.

Dans cette petite série d’article, j’ai envie de présenter mon pays d’adoption, et pas seulement selon le prisme de mes textes. Nous allons donc commencer par quelques petites généralités, avant de parler nourriture la semaine prochaine, et paysages la semaine d’après (oui, j’ai le sens des priorités).

Vous trouverez donc ici des anecdotes, des photos, et des informations plus ou moins utiles. Je rappelle néanmoins que tout cela est vu par une Française qui a vécu les trois quarts de sa vie en région parisienne, d’où certains biais et certains… étonnements, dirons-nous, qui ne sont pas les mêmes pour tout le monde !

Lire la suite

Productivithé

Le thé et moi, c’est une grande histoire d’amour.

Ma première tasse, de ce que je m’en souviens ? Plutôt une gorgée, dans un verre coloré, chez la compagne de mon père. Sans doute du thé à la menthe, la connaissant. Je ne me souviens pas tout à fait du goût, juste de l’impression d’avoir accès à un breuvage de grande (je devais avoir 7, 8 ans), et le verre était vraiment joli.

Ma première tisane ? Pas beaucoup plus tard, je pense, peut-être même un peu avant. Sans doute tilleul-menthe, administrée en tout cas par ma maman, qui en était fan. J’ai tout de suite adoré. Il me semble que c’était en vacances, et que j’en ai eu tous les soirs après ça. Sans doute pendant (ou après ?) ma partie de rami – quoique, non, je devais être un peu jeune pour le rami, ou peut-être pas, et peu importe en fait.

Le café ? J’ai jamais aimé. Je ne m’y suis mise que l’année dernière, un peu, parce qu’il fallait bien quelque chose pour m’aider à tenir mes journées de douze heures. Donc une demi-cuillère de café, trois de sucre roux (les carrés de sucre, en Irlande, ils connaissent pas), on remplit la moitié de la tasse d’eau chaude et on complète avec du lait. (Je n’ai jamais aimé le Coca non plus.)

Pour en revenir au thé, j’ai commencé à en boire (très) régulièrement en terminale. En prépa, c’est devenu essentiel – une tasse toutes les deux heures, et pas plus de cinq dans la journée sinon j’avais les mains qui tremblaient et je ne pouvais plus me concentrer (ça faisait bien rire à l’internat, ça, moi y comprise).

Donc, des tasses de thé (et de tisane), j’en ai bu. Certaines sont plus mémorables que d’autres : le thé au caramel que ma grand-mère m’amenait pendant que je faisais mes devoirs en terminale ; en miroir, le mug bien chaud de thé classique irlandais monté à l’étage par ma belle-mère avec le meilleur sandwich poulet-mayonnaise de ma vie, alors que je préparais un concours. Les thés échangés dans les chambres de l’internat – dont un thé blanc et un au jasmin. Mon premier Lady Grey, sachet offert par ma soeur, bu à l’internat lui aussi. Les tasses préparées pendant un DS (devoir sur table) en prépa, à l’aide de mes fidèles thermos (il y en a eu plusieurs parce que je suis maladroite et mine de rien ça se casse facilement ces trucs là) – et les morceaux de chocolat qui allaient avec pour chaque grande partie rédigée. Le thé à la menthe partagé avec une de mes meilleures amies, bien avant tout ça, alors qu’on écrivait un texte à quatre mains.

Bref, y en a eu des thés. Des thés pour se concentrer, des thés pour lire, des thés pour écrire, des thés pour digérer, des thés pour se réchauffer, ou encore des tisanes pour dormir parce qu’il faut bien aussi.

Devinez desquels je vais vous parler aujourd’hui ?

Lire la suite

Google me this

De temps en temps, je tape mon nom dans la barre de recherche de Google. C’est un peu une manière pour moi de « contrôler » (ou plutôt, vérifier) là où j’apparais. De savoir ce que les autres (hypothétiques futurs employeurs, notamment) voient.

En guise de deuxième note de blog, je me suis dit que ce serait sympa de partager cet exercice, aussi narcissique soit-il, et de commenter ce qui apparaît.

Lançons donc une recherche sur mon nom, qui a le mérite d’être unique, du moins pour le moment.

La première chose à apparaître, tout du moins aujourd’hui, est… mon tag chez les éditions Laska ! Assez logique, vu qu’il s’agit de mon éditeur. Quand on clique, on accède à deux articles, un qui parle de moi (youhou !) et un que j’ai écrit (sur le NaNoWriMo, si y en a que ça intéresse ^^).

Lien suivant : le même site, mais cette fois la page liste mes oeuvres, enfin, le seul et unique ebook à mon nom pour le moment (je l’espère).

En-dessous, des images : la couverture de Chimères…, une bannière « passez de joyeuses fêtes » que je n’avais jamais vue jusqu’à aujourd’hui (o.O), la petite image du NaNoWriMo qui illustrait mon article chez Laska, la bannière du concours de nouvelles toujours chez Laska et le visage d’un animal (cheval ?) qui ne me dit absolument rien.

Troisième lien : mon profil LinkedIn, qu’il faudrait que je mette à jour d’ailleurs.

Lien numéro quatre : …. oh bah j’ai bien fait de faire cette recherche dites donc. Je tombe sur une page du blog Toshokan (aaah c’est donc de là que venait cette banière de fêtes), qui apparemment recense les parutions en M/M. La page en question présentant ma nouvelle. Hiiiiiiiiiii !!! Et en plus il y a des commentaires de personnes impatientes de la découvrir !! Hiiiiii !!

… je prends quelques secondes pour m’en remettre et je continue.

Hum.

5ème place sans compter les images : ce blog ! Et j’imagine que, logiquement, il va monter dans le classement d’ici les mois qui viennent.

Vient ensuite mon profil Facebook (je n’y ai pas de « page » pour le moment).

Le lien suivant ne me concerne pas (mon nom n’est donc pas si unique).

Ooooooh on parle de ma nouvelle sur ce forum (Au boudoir écarlate) ! Avec encore des gens que la couverture et le résumé intriguent ! Les deux ont été confectionnés par mon éditrice, qui a donc manifestement très bien fait son boulot (une fois de plus) !!

Les deux liens qui suivent mènent à un Prezi (un schéma interactif) auquel j’ai participé pendant mon M2. Je n’aime pas trop qu’il n’y ait que mon nom dessus, d’ailleurs : c’était un travail d’équipe avec d’autres étudiants de ma promo ! (Didactique des langues, si y en a que ça intéresse)

Et c’est fini pour la page 1. J’arrête là, la deuxième page étant un peu moins pertinente, avec pas mal de répétitions.

Je dois avouer que je m’attendais à des résultats différents ! La dernière fois, non, LES dernières fois, que j’ai joué à ce petit jeu, je suis tombée majoritairement sur des pétitions signées de mon petit nom, ou sur des choses en rapport avec mes études ou mon boulot (je suis prof de Français Langue Étrangère). J’imagine que dans quelques mois, avec la sortie de Chimères…, ça aura encore changé !

Bon, eh bien je me serais donc surprise.

Et vous, vous tapez votre nom chez Google (ou autres), des fois ?

Se jeter à l’eau

Parfois, il le faut. Et puis, ça tombe bien : j’aime l’eau.

J’écris depuis que je suis capable de tenir un stylo. Des livres complets, dès le début : des petits livres fabriqués mains, à base de scotch et de pages blanches : le texte à gauche, les illustrations (je n’ai jamais été douée pour le dessin, mais j’arrivais à l’oublier par moments) à droite. Une « belle » couverture, un résumé au dos.

Des poèmes, aussi, recopiés avec amour sur Paint, avec des couleurs fluos derrière.

J’ai grandi, mais je n’ai pas cessé d’écrire. L’ordinateur familial, obtenu en 1998, s’est rapidement rempli de fichiers Words, soigneusement rangés dans le dossier « Amélie ». Il y avait des dinosaures dans mes histoires, mais aussi des planètes étranges, des écoles extraordinaires, des espions, des monstres.

J’ai douze, treize ans, je viens d’écrire le mot « FIN » sur un manuscrit d’une cinquantaine de pages. C’est mon premier chef-d’oeuvre. Je veux publier. Encouragée par ma mère (mais pas vraiment guidée), j’obtiens le numéro de téléphone des éditions Hachette (qui publient mes coups de cœur de lectrice) par minitel. Cinq minutes plus tard, je repose le téléphone, rouge de honte (j’ai toujours détesté le téléphone, d’une part, et les humiliations, de l’autre) : le numéro obtenu est celui d’un centre de redressement, ou quelque chose comme ça, je ne sais pas, tout ce dont je me souviens, c’est de la déception et de mes joues, mes joues qui cuisaient. Je ne saurais même plus dire comment ma mère a réagi – je crois qu’elle a éclaté de rire.

Je m’en suis tenue là pendant une dizaine d’années. Mais je n’ai pas cessé d’écrire.

Le déclencheur, façon bombe à retardement, fut le NaNoWriMo. Ce défi un peu fou : écrire 50 000 mots en un mois. Et surtout, la communauté francophone derrière. Je commence en 2007 ; je reste un peu seule de mon côté, mais je remarque les autres. Je retiens certains noms. J’apprendrai peu à peu à les connaître, surtout grâce au forum CoCyclics, qui aide les écrivains en herbe ayant, comme moi, une prédilection pour les littératures de l’imaginaire (en quelques lettres, SFFF : Science Fiction, Fantastique, Fantasy – ou l’inverse).

Depuis 2012, je me suis jetée à l’eau plusieurs fois. J’ai envoyé quelques manuscrits (et reçu plusieurs refus). J’ai participé à des appels à texte… à un concours de nouvelles.

C’est grâce à ce dernier que j’obtiens mon premier contrat d’édition. Certes, ce n’est « que » une nouvelle. Certains ajouteront : « que » du numérique, « que » de la romance, « que » du M/M, comme si tout ça n’avait rien de sérieux.

Rien à faire. C’est un début. Et un début dont je ne suis pas peu fière.

Et voilà que je me jette à l’eau une fois encore. Mon nom dans l’adresse et en haut du blog. « Auteure, lectrice » sur le côté. Un livre à paraître dans la sidebar.

J’ai comme l’impression (lire : espoir) que tout ça n’est pas terminé…