Bilan lecture 2014

Bonne année tout le monde !

J’espère que 2015 vous apportera ce que vous souhaitez !

Pour ma part, je ne sais pas trop à quoi m’attendre pour cette nouvelle année, simplement que les choses ne seront pas faciles côté professionnel (eh oui, maintenant que je suis officiellement prof, reste encore à trouver du boulot !). Ce qui est sûr, c’est que je ferai de mon mieux, et dans tous les domaines…

En attendant, revenons un peu sur les lectures de 2014. Après un premier bilan purement francophone, je reviens de manière un peu plus générale sur les ouvrages qui m’ont marquée cette année. Il faut dire qu’il y en a eu, des ouvrages… surtout que j’ai finalement réussi mon challenge Goodreads, et donc dévoré 200 livres en un an ! (201, en fait)

Lectures de 2014

goodreads 2014 copieWow, ça, c’était du défi. Alors certes, il y a des nouvelles dans le lot, et même des livres de cuisine (surtout sur la fin : j’ai piqué pas mal de recettes dans les ouvrages de ma grand-mère). Mais ça fait quand même un bon paquet de pages (42472, d’après Goodreads). Pour rappel, l’année dernière, j’avais terminé 197 livres, mais seulement 36 620 pages (parce qu’une bonne partie étaient des épisodes de série, donc courts, et dont le nombre de pages n’est pas forcément référencé sur Goodreads).

Côté « genre », ou, plutôt, catégories dans lesquelles je « range » mes bouquins, ça donne ça :

Goodreads 2014-2Le bilan 100% francophone me paraît encore plus pertinent, maintenant… « Aventure » est une case assez large (tout comme « contemporary », d’ailleurs), je crois que c’est surtout la portion « fantastique-supernatural » (coupée parce que ça rentrait pas chez Goodreads) qui est révélatrice de ce que j’aime lire… et bien entendu, on note beaucoup de romance, et la science-fiction et les comics ne sont pas loin derrière.

J’ai sciemment privilégié les livres un peu plus courts, cette année (tiens, c’est bête qu’il n’y ait pas une moyenne du nombre de pages), histoire de tenir le rythme… mais j’aurai quand même terminé The Stand (Le Fléau) !

Passons au détail, à présent… comme pour 2013, j’ai sélectionné 10 livres (hors francophones) qui m’ont marquée, pour une raison ou pour une autre !

  • Côté Young Adult : la série Skulduggery Pleasant, Derek Landy

paperall_1024x768Stephanie Edgley, 12 ans au début de la série, est une jeune fille talentueuse, pleine de curiosité et de… volonté, dirons-nous. Lorsque son oncle, un écrivain spécialisé dans l’horreur, meurt, elle hérite de son manoir, et ne tarde pas à découvrir l’existence de la magie… et de forces malfaisantes qui la mettent en danger (sinon, ce ne serait pas drôle). Pour sauver le monde (rien que ça), elle fait équipe avec un mystérieux squelette (oui oui) répondant au nom de Skulduggery Pleasant…

Bon, voilà, je commence à peine que je triche déjà, en citant toute une série (enfin, jusqu’à l’avant-dernier tome, car je n’ai pas encore lu le dernier) plutôt qu’un seul livre. Il faut dire que ça fait vraiment partie de mes coups de coeur de l’année ! Déjà, parce que c’est fun. J’ai beaucoup ri, et ce sur chaque tome. Les personnages sont très chouettes, de l’héroïne (qu’on voit grandir) à son mentor assez particulier, en passant par beaucoup d’autres auxquels je me suis énormément attachés (dont l’escrimeuse Tanith Low, qui a eu droit à son propre spin-off vers la fin de la série).

C’est écrit par un irlandais, et ça mériterait vraiment à être plus connu ! Il y a eu une tentative de traduction en français, mais ils n’ont que les premiers tomes, et la manière dont ils ont traduit les noms des personnages me donne envie de pleurer (pas de joie) (quoique, de rire, peut-être).

(Si je n’ai pas encore lu le dernier tome, c’est en partie parce que je n’ai pas envie que la série se termine)

Mentions honorables : The Giver (Le Passeur), Lois Lowry ; The Testing, Joelle Charbonneau.

  • Côté comics : le volume 2 des Young Avengers, Kieron Gillen (Marvel)

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Petite note explicative pour commencer : dans les comics, on parle de « volumes », en anglais en tout cas, pour rassembler des numéros (issues) consécutifs d’une même série qui forment un tout, avant que cette série soit arrêtée, annulée, ou reprise. Parce que c’est plus facile avec un exemple : Deadpool a obtenu sa propre série vers la fin des années 90, série qui s’est étendue sur 69 numéros avant d’être arrêtée au début des années 2000. Cette première série forme le volume 1, et plusieurs auteurs s’y sont succédés. Puis, en 2008, il y a eu une deuxième série Deadpool, qui forme donc le volume 2 (entre temps, le personnage est apparu chez d’autres, mais ça n’a pas d’importance ici). Le volume 2 s’étend sur 63 chapitres, et 11 tomes (qu’on peut également appeler volumes, mais ça complique trop les choses -_-). Enfin, en 2012, Marvel a « relancé » toutes ses séries (un « relaunch » appelé « Marvel NOW! »), ce qui veut dire que chacune a commencé un nouveau volume, au numéro #01, et avec une nouvelle histoire (mais qui reste dans la continuité établie précédemment). Deadpool n’a pas échappé à la règle : nous sommes donc actuellement dans le volume 3, qui comporte déjà une vingtaine de chapitres (issues) à ce jour, rassemblées dans trois tomes papiers.

En gros, il faut différencier :18513581

=> les chapitres (issues), qui sont d’abord publiés individuellement avant d’être rassemblés en…

=> … tomes, également appelés volumes (surtout en anglais).

=> Les volumes, quant à eux, sont des suites de chapitres (et donc de tomes) consécutifs, qui forment un tout, non pas au niveau de l’histoire (un même volume peut contenir plusieurs arcs narratifs, voir par exemple le premier volume de The Amazing Spider-man, qui s’est étendu sur une trentaine d’années et plus de 400 chapitres) mais au niveau, dirons-nous, de la continuité de la publication.

Ici, si je parle du Volume 2 des Young Avengers, c’est parce qu’il y a eu une première série, qui s’est arrêtée, puis a repris avec Marvel NOW! (le fameux « relaunch » dont je parlais plus haut).

18513591Loki, désormais sous la forme d’un enfant (c’est compliqué à expliquer), décide de rassembler les Young Avengers. Il va donc chercher d’anciens membres de l’équipe, comme Kate « Hawkeye » Bishop, le métamorphe Hulkling et le magicien Wiccan, mais aussi quelques nouveaux, notamment Marvel Boy et Ms. America, haute en couleur. Mais bien entendu, ça ne tourne pas exactement comme prévu… quoique, avec Loki, comment savoir ?

J’avais beaucoup aimé le premier volume, mais celui-là place la barre un peu plus haut. C’est fun, c’est innovant (Kieron Gillen a une manière bien à lui de jouer avec la mise en page), c’est inclusif… bref, c’est à lire ! En revanche, c’est mieux si on connaît certains des personnages (notamment les premiers Young Avengers, et il est toujours utile d’avoir lu le Journey into Mystery de Gillen, sur ce nouveau Loki, ne serait-ce parce que c’est une série géniale). Mais vraiment, j’adore ! Et j’espère sincèrement que les Young Avengers trouveront un jour leur place sur le grand (ou même le petit !) écran… c’est une série importante, et pour pas mal de raisons différentes.

Un seul regret : que ce soit déjà fini, au bout de seulement trois tomes…

(Et ouaip, la note explicative est plus longue que ce que je dis sur les livres eux-mêmes, mais c’est pas grave !)

Mentions honorables : la série Locke & Key, Joe Hill & Gabriel Rodriguez ; Ms. Marvel, G. Willow Wilson (une autre série très importante).

  • Côté auteurs fétiches : The Ocean at the end of the Lane, Neil Gaiman (L’Océan au bout du chemin)

ngoceanUn homme revient dans la maison de son enfance, et se remémore soudainement des souvenirs oubliés, notamment cette voisine, Lettie, sa famille étrange, et l’aventure qu’ils ont vécus ensemble il y a quarante ans…

Oh, Neil Gaiman. J’adore ses romans fantastiques, et celui-là n’échappe pas à la règle… mais il me touche particulièrement. C’est très poétique, comme d’habitude, et il y a ce côté « réécriture du vécu sous l’angle de la fiction » qui me plaît beaucoup… Un livre que je ne suis pas prête d’oublier !

Mention honorable : The Science of Discworld II: the Globe, Terry Pratchett (<3), Ian Stewart & Jack Cohen.

  • Côté Autobiographie : Twelve Years a Slave, Solomon Northup (Douze ans d’esclavage)

18921966Solomon Northup, né libre, s’est retrouvé esclave après avoir été kidnappé. C’est son calvaire qu’il raconte ici, ainsi que celui de ses camarades.

Je lis rarement des oeuvres qui ne relèvent pas de la fiction, plus rarement encore des autobiographies, peut-être une par an. Celle-là, je l’avais mise de côté sur ma liseuse après avoir vu l’excellent film qui en a été tiré, mais je ne m’y suis mise que tard dans l’année. Une oeuvre à connaître, qui donne une idée plus ou moins précise de la vie d’un esclave noir en Amérique à la fin du XIXème siècle – même si j’ai comme dans l’idée que, étant donné le contexte, Solomon Northup a gardé certaines histoires pour lui, bien que ce qui s’y trouve soit déjà suffisamment accablant.

  • Côté « impossible de lâcher ce satané bouquin » : Codename Verity, Elizabeth Wein (Nom de code : Verity)

22797105La narratrice est détenue par les Allemands. Torturée, elle sait très bien qu’elle n’en a plus pour très longtemps à vivre. Alors elle raconte tout. Tout… et surtout Maddie.

On retourne à la fiction, bien qu’on reste sur de l’Histoire (et à en croire l’auteure, les deux se sont révélées très proches). Un roman dur, dans les deux sens du termes : difficile à lire « physiquement » (peut-être était-ce la VF) et mentalement, à cause des thèmes abordés. L’amitié entre les deux jeunes femmes est magnifique, néanmoins, et inoubliable. Quant à l’intrigue en elle-même… on pourrait en dire la même chose, en fait.

Mentions honorables : The Selection, Kiera Cass (et pourtant !) ; Gone Girl, Gillian Flynn

  • Côté romance : la série In Death, J.D. Robb

1855021Au milieu du XXIème siècle, le lieutenant Eve Dallas travaille à la brigade criminelle de New York. Une enquête pas tout à fait comme les autres la met sur le chemin de Roarke, un milliardaire au passé aussi trouble que le sien…

Il me fallait lire un peu de romantic suspense pour les besoins de ma propre écriture, j’ai jeté mon dévolu sur cette série de J.D. Robb (pseudonyme de Nora Roberts). Au départ, j’avais prévu d’en lire deux, voire trois, dans l’ordre (In Death compte une quarantaine de bouquins à ce jour, ça fait un peu beaucoup) – j’ai terminé le cinquième récemment !

Il faut dire que déjà, j’aime le mélange des genres. Policier et science-fiction fusionnent très bien, et la romance complémente le tout – j’avais peur que ça devienne répétitif, pour l’instant ça ne l’est pas trop. Les intrigues sont bien trouvées, les personnages réguliers sympathiques, y compris l’héroïne à laquelle je me suis beaucoup attachée.

En VF, ça a été traduit sous le nom de Lieutenant Eve Dallas, la répétition de « In death » dans le titre est remplacée par celle de « crime », à l’exception du premier tome, Nora Roberts reste Nora Roberts (les Français ne seraient-ils pas aptes à comprendre le concept du pseudonyme ?) et Roarke est devenu  « Connor » (??????). Mais à part ça, je ne sais pas ce que ça vaut…

Mention honorable : Dear Mr. Darcy, Amanda Grange (Cher Mr. Darcy).

  • Côté chick-lit : la série Walsh Family, Marian Keyes

7124531Chacune des cinq soeurs Walsh forme un cas particulier, entre Maggie (trop sage pour son propre bien), Claire (que son mari quitte quelques heures après la naissance de leur enfant), Rachel (qui aime s’amuser sans limites), la délurée Anna ou encore Helen et ses remarques cassantes. L’une après l’autre, elles vont vivre une aventure qui va les transformer, et les aider à s’épanouir.

Le ton légèr, qui m’a séduite dès la première page de Watermelon, n’empêche pas Marian Keyes d’aborder des sujets assez graves (l’addiction, par exemple, dans Les vacances de Rachel). Ce sont des livres qui se lisent assez vite, j’ai trouvé, et qui font beaucoup sourire. Je suis actuellement plongée dans le troisième, Angels, et Maggie Walsh est jusqu’à présent l’héroïne à laquelle je tiens le plus !

Très peu d’ouvrages de Marian Keyes ont été traduits en français, en revanche… mais jetez-y un oeil si vous en avez l’occasion ! Les cinq romans peuvent se lire séparément (même si, fidèle à moi-même, je le fais dans l’ordre), alors vous pouvez ne choisir que ceux qui vous intéressent.

  • Côté manga : les Shingeki no Kyojin, Hajime Isayama (Attack on Titan)

19336279Depuis une centaine d’années, ce qu’il reste de l’humanité se terre dans une cité immense, divisée par trois murs. À l’extérieur, les Titans, humanoïdes géants dont on ne sait rien, dévorent les humains sur leur chemin. Jusqu’au jour où le mur qui entoure la cité est détruit…

On change complètement de registre, et on passe aux mangas ! J’avais découvert l’anime (série télé) Shingeki no Kyojin/Attack on Titan l’année dernière et, une fois la première saison dévorée, j’avais décidé de lire le manga pour en savoir plus (et en avoir une autre perspective). Et j’adore ! C’est plein de rebondissements (auxquels même moi je ne m’attends pas toujours) et de personnages fascinants (notamment des femmes, qui ont la part belle ici).

J’ai fait une longue pause, puis je m’y suis remise récemment (même si je ne suis pas tout à fait à jour), et j’aime bien l’arc en cours, même si ce n’est pas mon préféré.

Mention honorable : l’arc actuel (et ultime) de Bleach, même si j’oscille entre « oh, génial, j’adore » et « mouais, bof ».

  • Côté insolite : Analfabeten som kunde räkna, Jonas Jonasson (L’analphabète qui savait compter)

21094993Ce livre, c’est un peu l’effet-papillon. De Soweto, en Afrique du Sud, où naît l’héroïne Nombeko, à la Suède dont elle rencontre le roi, c’est toute une série d’événements plus loufoques les uns que les autres qui vont s’enchaîner, pour des raisons plus logiques qu’il n’y paraît.

Attirée par la couverture et intriguée par le résumé, j’ai acheté la version papier (en anglais) de ce livre un peu sur un coup de tête. Et ça m’a beaucoup plu ! Il y a beaucoup de choses dedans : de l’humour noir, cinglant, avec aussi des leçons d’Histoire, des personnages hauts en couleur (bien qu’un peu monomaniaques)… je ne savais pas à quoi m’attendre, et j’en suis ressortie fort amusée !

  • Côté classique : Carmilla, Joseph Sheridan le Fanu

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Illustration d’origine de David Henry Friston.

Une histoire de vampire qui précède le Dracula de Stoker de quelques années. Lorsque Laura accueille Carmilla dans son château en Autriche, elle ne se doute pas que l’inconnue n’a rien d’inoffensif…

C’est intéressant à lire, parce qu’on se doute qu’à l’époque, les indices semés dans le texte devaient être bien moins clairs qu’aujourd’hui. J’ai également bien aimé l’écriture. Bref, c’était très sympa à découvrir !


Et voilà qui clôt ce (long) bilan.

Pour 2015… pas de plan précis. Côté challenge Goodreads, je me mets la barre moins haut, à 150 livres : le but, cette fois-ci, est de lire des choses que j’ai envie de lire, sans faire nécessairement attention à leur longueur. J’espère que l’année sera riche en découvertes !

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