Productivithé

Le thé et moi, c’est une grande histoire d’amour.

Ma première tasse, de ce que je m’en souviens ? Plutôt une gorgée, dans un verre coloré, chez la compagne de mon père. Sans doute du thé à la menthe, la connaissant. Je ne me souviens pas tout à fait du goût, juste de l’impression d’avoir accès à un breuvage de grande (je devais avoir 7, 8 ans), et le verre était vraiment joli.

Ma première tisane ? Pas beaucoup plus tard, je pense, peut-être même un peu avant. Sans doute tilleul-menthe, administrée en tout cas par ma maman, qui en était fan. J’ai tout de suite adoré. Il me semble que c’était en vacances, et que j’en ai eu tous les soirs après ça. Sans doute pendant (ou après ?) ma partie de rami – quoique, non, je devais être un peu jeune pour le rami, ou peut-être pas, et peu importe en fait.

Le café ? J’ai jamais aimé. Je ne m’y suis mise que l’année dernière, un peu, parce qu’il fallait bien quelque chose pour m’aider à tenir mes journées de douze heures. Donc une demi-cuillère de café, trois de sucre roux (les carrés de sucre, en Irlande, ils connaissent pas), on remplit la moitié de la tasse d’eau chaude et on complète avec du lait. (Je n’ai jamais aimé le Coca non plus.)

Pour en revenir au thé, j’ai commencé à en boire (très) régulièrement en terminale. En prépa, c’est devenu essentiel – une tasse toutes les deux heures, et pas plus de cinq dans la journée sinon j’avais les mains qui tremblaient et je ne pouvais plus me concentrer (ça faisait bien rire à l’internat, ça, moi y comprise).

Donc, des tasses de thé (et de tisane), j’en ai bu. Certaines sont plus mémorables que d’autres : le thé au caramel que ma grand-mère m’amenait pendant que je faisais mes devoirs en terminale ; en miroir, le mug bien chaud de thé classique irlandais monté à l’étage par ma belle-mère avec le meilleur sandwich poulet-mayonnaise de ma vie, alors que je préparais un concours. Les thés échangés dans les chambres de l’internat – dont un thé blanc et un au jasmin. Mon premier Lady Grey, sachet offert par ma soeur, bu à l’internat lui aussi. Les tasses préparées pendant un DS (devoir sur table) en prépa, à l’aide de mes fidèles thermos (il y en a eu plusieurs parce que je suis maladroite et mine de rien ça se casse facilement ces trucs là) – et les morceaux de chocolat qui allaient avec pour chaque grande partie rédigée. Le thé à la menthe partagé avec une de mes meilleures amies, bien avant tout ça, alors qu’on écrivait un texte à quatre mains.

Bref, y en a eu des thés. Des thés pour se concentrer, des thés pour lire, des thés pour écrire, des thés pour digérer, des thés pour se réchauffer, ou encore des tisanes pour dormir parce qu’il faut bien aussi.

Devinez desquels je vais vous parler aujourd’hui ?

Productivithé :

mes thés préférés (surtout quand j’écris)

Bali

Celui-là, on me l’a offert pour Noël, en 2010 il me semble. Un sachet rouge, « Bali » inscrit au marqueur d’un côté, et de l’autre « jasmin, pamplemousse, litchi » : lisant ça, j’ai été tout de suite intriguée. Pas de sachet : j’ai donc sorti ma boule à thé, et hop, c’était parti. Une gorgée et j’étais conquise.

Je ne sais plus trop pourquoi ni comment je me suis mise à associer ce thé à l’écriture. Peut-être parce que mine de rien, je n’en ai qu’un stock limité, et je le réserve donc aux « grandes occasions » (enfin va quand même falloir que je songe à essayer de m’en retrouver). Quoiqu’il en soit, quand je sais que je vais passer les prochaines heures à tapoter sur mon clavier, c’est ce thé là que je sors – et, pour le coup, je ne m’en sers pas qu’une tasse.

En gros, c’est un peu ma manière à moi de lancer cette musique là :

(et parfois je fais les deux)

Thé au Caramel

À consommer avec modération, pour la bonne et simple raison que, comme je l’ai mentionné plus haut, il s’agit du thé que me versait ma grand-mère quand j’étais en terminale – et qu’il lui arrive de me servir encore quand je lui rends visite. D’où une grosse bouffée de nostalgie très prenante et qui peut déconcentrer. Ou, au contraire, m’aider à me concentrer, vu que je l’associe aux devoirs, tout ça.

Afternoon

Celui-là, je l’ai découvert dans une boîte de sélection Whittard offerte par mon chéri pour notre troisième anniversaire. C’est un mélange de thé noir et de thé au jasmin, avec un arrière-goût de bergamote. Et c’est bon !!

Quand j’ai envie d’économiser mon thé Bali, c’est souvent celui-là que je sors. J’aime beaucoup la bergamote, et le mélange des deux thés me booste un peu sans être trop lourd.

Donc si Bali devient « Comme un homme », dans le genre chansons motivantes, ce thé-là serait plutôt…

Le thé irlandais

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Une marque parmi d’autres. 80 sachets !! Et on en trouve jusqu’à 120 dans une même boîte…

Dans mon pays d’adoption, ils ne sont pas vraiment fans de ce qu’ils appellent les « herbal teas« . En fait, ils ne boivent qu’une chose : du thé noir, semblable au English Breakfast mais pas tout à fait pareil, avec du sucre et surtout un peu de lait (sauf que moi, en bonne Française, je ne prends quasiment jamais de lait, sauf si je dois finir ma tasse rapidement pour une raison ou une autre).

C’est rafraîchissant, et ça booste bien le matin. Je ne l’utilise pas que pour écrire : ce thé m’accompagne très souvent, qu’il s’agisse de me redonner un peu d’énergie ou simplement de me réchauffer.

Tisane miel-camomille

Après une bonne journée de productivithé (on va faire comme si j’arrivais souvent à être productive, d’accord ?), il faut bien quelque chose pour faire redescendre la tension. D’où l’importance des tisanes : ça me tient toujours chaud (c’est important dans ce pays, mine de rien) et, surtout, ça me calme.

Pendant un moment, j’ai surtout opté pour une tisane camomille simple, avec deux sucres et demi. Et puis j’ai découvert la miel-camomille et, moi qui aime (beaucoup) le sucré, je trouve ça encore meilleur. Du coup, psychologiquement, ça me permet de réduire la quantité de sucre que je mets dans la tasse, ce qui est sans doute pas mal.

Mine de rien, boire de la tisane m’a pas mal aidé avec mes problèmes de sommeil (qui ne sont pas dus qu’au thé, hein, je vous rassure). Ça m’a permis de ritualiser la phase du coucher, et d’en faire un rituel plaisant. J’écris rarement à ce stade, il s’agit plus souvent de lire (et surtout de ne pas me relire), mais il arrive que je veuille finir un chapitre ET être capable de dormir pas trop longtemps après.

J’alterne avec d’autres tisanes, bien sûr, mais celle-là est ma préférée.

Je m’arrête là, quitte à faire une seconde édition un jour, quand j’aurai découvert d’autres thés…

Et vous, vous aimez boire quoi ?

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7 réflexions sur “Productivithé

  1. Le thé Bali, c’est du Damman, j’en ai moi aussi 🙂 Si tu veux, je pourrais t’en envoyer ^^
    Moi en ce moment mon grand kif, c’est un chai aux épices commerce équitable, que j’ai trouvé dans mon supermarché X)

    Sinon, d’une manière générale, j’adore les thés aux épices (mais sans réglisse, parce que je déteste ça) et les earl-grey ^^ (et je bois tout mes thés et tisanes natures, avec, à la rigueur, une rondelle de citron quand c’est un Ceylan)

    • Nature j’ai vraiment du mal, il me faut au minimum 2 sucres, un et demi dans le pire des pire des cas. Earl grey j’aime beaucoup aussi ! Et Ceylan…

      Le Bali, d’après le sachet, vient de la Maison des thés, si je me souviens bien, mais ça se trouve apparemment (juste… peut-être pas chez moi XD).

      Le chai ça arrive doucement chez nous, je n’ai goûté qu’une fois pour l’instant (un chai vanille il me semble), c’était… spécial. Il faudra que je réessaye.

      (et oui je réponds tout dans le désordre mais c’est pas grave)

      • La maison des thés, c’est pas plutôt le nom du revendeur ? Parce que la description que tu fais de ce thé correspond exactement à celle de ma petite boîte: « thé vert et thé au jasmin, pétales de fleurs et fleurs de jasmin, arômes litchi, pamplemousse, rose » X)

        (je m’excuse d’insister, en fait lorsque j’étais à Bordeaux, j’ai eu le même problème : des thés que j’achetais dans une boutique en particulier, mais que je retrouvais nulle part, et qui s’avérait en fait être des thés de marques type Palais des thés, Mariage Frères, etc…Donc si ça peut te permettre de le retrouver et d’avoir ta dose ;P )

  2. Alors du coup j’ai vérifié… c’est pas ce sachet là qui indique « maison du thé », finalement, mais c’est pas Damman non plus, le coupable est… voisin chocolatier !! (en tout cas c’est leur sachet quoi, après le thé dedans vient peut-être d’une autre marque en effet… y a juste marqué « Bali » d’un côté, « jasmin pamplemousse litchi » de l’autre, tout ça au marqueur, et le « sceau » de Voisin chocolatiers – que j’ai lu Yoisin au début bien sûr – fermait le sachet)

    Et tu as tout à fait le droit d’insister, du coup tu m’apprends quelque chose XD

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