Dix lectures marquantes de 2013

Confession : j’aime faire des listes. Des tableaux. Des bilans. Des classements. Sans doute mon petit côté obsessive-compulsive. Et la fin de l’année est le prétexte idéal pour ça.

Je me doute bien qu’enchaîner les récapitulatifs n’est pas forcément la manière idéale de commencer un blog. Qu’à cela ne tienne : ici, c’est chez moi. Et moi, j’aime les listes.

La dernière fois, je vous ai parlé de mes lectures chez les éditions Laska. Or, j’ai ouvert bien d’autres livres cette année : 188 en tout à ce jour, pour être exact (d’après mon compte Goodreads). Si on enlève les nouvelles et les épisodes de série, ça doit quand même en faire 120-130. En fait, ce qui m’a (beaucoup) aidée, c’est l’acquisition d’une liseuse en début d’année… j’y reviendrai.

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Les éditions Láska + Mon top 10 (parutions revendeurs) pour 2013 !

Tôt ou tard, il allait bien falloir que je parle de la première maison d’édition à m’avoir donnée ma chance. À vrai dire, je ne pensais pas le faire avant janvier, mais une promotion intéressante me pousse à modifier mon calendrier 😉

Il y a un peu moins de deux ans, une annonce sur Twitter m’a fait connaître Jeanne Corvellec, l’éditrice. À l’époque, elle montait son projet de maison d’édition spécialisée en romance. Quelques mails plus tard, je suis devenue correctrice pour certains des premiers manuscrits.

Les éditions Láska reposent sur un principe assez original : celui de l’abonnement. En gros (c’est très bien expliqué ici par exemple), les lecteurs/trices paient tous les mois/trois mois/six mois et ont accès à l’intégralité du catalogue + les parutions sur cette période. Catalogue qui, à l’heure où j’écris, comprend une bonne trentaine de titres.  Le seul « bémol » (notez l’utilisation des guillemets), c’est que tout fonctionne par Paypal (mais s’y créer un compte est gratuit…).

Après une période allant de 1 à 3 mois, les titres sont rendus disponibles individuellement sur la boutique du site (via Paypal toujours) ainsi que chez les revendeurs habituels (Amazon, Immatériel, Kobo…).

La deuxième chose à savoir, c’est qu’il s’agit de romance. Et là, je cite la F.A.Q. des éditions :

La romance est un genre de fiction ayant pour intrigue principale une histoire d’amour entre deux personnes, promouvant des valeurs positives et idéales et se terminant par la formation d’un couple heureux. Les héros doivent être identifiés comme tels dès le début du récit. En général, la narration à la troisième personne est préférée afin d’obtenir un équilibre entre les points de vue des deux personnages principaux. La présence de scènes sensuelles est également fréquente, allant d’allusions ou de métaphores à un caractère clairement érotique.

Que des histoires d’amour qui se finissent bien, donc. Mais ça veut pas dire que c’est toujours la même chose ! Pour s’en convaincre, il suffit de jeter un œil aux différents « genres » proposés (pour l’instant !) : ça va de la Bit Lit au Young Adult, du M/M (coucou Chimères… !) au Romantic Suspense, en passant par la romance historique et d’autres… côté thèmes, on trouve du Western, des pirates, des vampires…

Beaucoup de choses très différentes, donc.

Enfin, troisième point important (que j’aurais sans doute dû préciser dès le début, mais bon) : tout cela est du numérique ! Aucun ouvrage papier. (Cependant, les titres sont également disponibles au format PDF pour certain, et il existe des logiciels permettant de lire les formats .epub et .mobi sur ordinateur, donc en fait vous n’avez pas nécessairement besoin de liseuses.)

La première publication, une très sympathique romance paranormale titrée Un Marquis pour l’an 2000, est parue début 2013 (février il me semble). Depuis, beaucoup on suivit, dans divers formats.

J’en arrive enfin à la raison de ce billet : du 19 au 31 décembre 2013, tous les titres sont à moins de 3€ !

C’est valable dans la boutique ainsi que chez les revendeurs cités plus haut.

Comme 30 titres, c’est beaucoup, je vous propose ma petite sélection personnelle, une sorte de top 10 des parutions Laska disponibles au grand public !! (il y en a d’autres que j’inclurais si elle n’étaient pas exclusives à l’abonnement pour le moment)

1. La Colline de l’Oubli, Eve Terrellon – Western, Romance transgenre

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Nous voilà dans le Far West d’antan. Enfant, John a rencontré Mahpee, un Indien Siou qui l’a particulièrement marqué. Devenu adulte, voilà qu’une autre rencontre le chamboule : celle de Chumani, belle Indienne à laquelle il s’attache malgré la haine que lui vouent sa famille rigoriste.

La Colline de l’Oubli, c’est mon gros coup de cœur de l’année. J’y serais volontiers restée plus longtemps, tant elle m’a marquée. Par l’écriture, d’abord : la plume d’Eve Terrellon m’a emportée dès les premières pages (tiens, d’ailleurs, ce soir, je commence son deuxième titre chez Láska, La petite fée de Noël !). Par l’histoire ensuite, et ses personnages tous complexes, tous humains. Bref, c’est beau. C’est très, très beau.

2. La Saga de Moira et Svein, Richard Arlain – Science fiction, Vikings

(Je l’avoue : je préférais l’ancienne couverture, tout en comprenant les raisons du changement.)

Svein est un Viking de l’espace. Avec ses camarades, il procède à des raids pour s’emparer des ressources qui manquent à leur planète. Leur prochaine cible ? Le FSS Whedon (!), au bord duquel se trouve notamment la technicienne Moira. Leur rencontre va faire des étincelles…

J’ai complètement accroché à l’univers, les deux cultures trouvant leur compte grâce à l’alternance des points de vue. D’ailleurs, je me suis trouvée à aimer les héros à égalité, ainsi que plusieurs personnages secondaires qui ne se retrouvent pas en reste.

En fait, c’est le premier titre des éditions pour lequel j’ai complètement craqué. Une excellente surprise, avec de l’aventure qui nous happe et une romance très soignée.

(Et l’auteur a publié une nouvelle dans le même univers pour Noël ! Attention cependant, le résumé spoile la fin de la Saga…)

3. Les Yeux de Tempête, Anne Rossi – M/M, Historique, Pirates (nouvelle)

L’un des plus gros succès de Láska jusqu’à présent, cette nouvelle nous présente le corsaire Ioen, qui se retrouve à prendre à bord le fils de son armateur, un certain Guillaume.

Ce premier épisode de leurs aventures (le second paraît dans quelques mois \o/) se lit très vite, et se relit tout aussi vite. On y passe un très bon moment à chaque fois ! Je la conseille fortement aux amateurs de M/M !

4. Going Wild, Xenja – M/M, Loups garous (nouvelle)

GoingWild_petit-200x300Encore du M/M, yay ! Et encore une fois, c’est court. Signalons au passage que cette nouvelle a remporté la deuxième place du concours de 2012 – et beaucoup de succès (mérité) depuis ^_^

Stephen souffre d’une maladie incurable. Jusqu’au jour où, après une agression étrange, il se retrouve complètement guéri… un miracle ? Le prix à payer étant de se transformer en loup à chaque pleine lune, on devrait peut-être parler de malédiction… pour couronner le tout, Stephen a pour guide Jason, un camarade du lycée qui le déteste ouvertement !

Coucou, les amateurs/rices de Teen Wolf (et de Sterek), je vous vois… c’est très différent, bien sûr, mais si vous aimez les histoires d’amour lupines, vous serez comblés ! Ajoutez à cela des personnages convaincants et une évolution de leurs sentiments qui l’est tout autant…

Oh, et, là encore, une suite est prévue !! J’ai hâte !

5. Les Maladroits, Richard Arlain – BDSM, Romance contemporaine

Maladroits_petit-200x300Ceux qui ont la mémoire des noms auront reconnu l’auteur de la Saga de Moira et Svein, qui nous entraîne ici dans un univers très différent.

Simon a eu tout le temps de regretter d’avoir fait des avances maladroites à Clarice un soir où il avait trop bu. Surnommé « le Pervers », il est devenu la risée de sa promotion à l’IUT. Heureusement, les vacances approchent… sauf que, abandonnée dans une situation humiliante, Clarice finit par comprendre que le pervers n’est pas celui qu’elle croit.

Premier gros, gros point fort de cette novella : le traitement du BDSM. On n’est pas dans 50 shades et associés : toute l’importance est (re)donnée au consentement et aux précautions à prendre. Pour autant, les scènes chaudes ne perdent rien de leur piment.

Tout comme Moira et Svein, Clarice et Simon sont très biens construits, chacun avec ses forces et ses faiblesses. L’histoire est également très bien construite, et sort quelque peu des sentiers battus. Je recommande chaudement (aha) !

6. Pour le meilleur et pour le pire, Suzanne Roy – Romance contemporaine

En fait, j’ai lu ce roman un peu avant tout le monde, pour la bonne et simple raison que… je l’ai corrigé ! Et je l’ai relu avec plaisir lors de sa parution en… mars, il me semble ?

Jennifer et Bruno se sont mariés il y a huit ans en Espagne… pour se séparer peu après. Depuis, Jennifer a construit sa carrière, et en ce moment elle a même un petit ami. La voilà fort dépourvue lorsque Bruno débarque  à l’improviste… et demande le divorce !

Encore une fois, j’ai adoré les personnages (si je dis ça souvent, c’est parce qu’il est rare que j’apprécie le livre quand ce n’est pas le cas). Les divers retournements de situation m’ont tout autant convaincue, de même que l’écriture. La preuve : je l’ai lu deux fois en quelques mois !

7. L’Ijiraq, Émilie Milon – Romance paranormale, Historique, Western

Ijiraq_petit-200x300Premier tome des Créatures de l’Ouest, L’Ijiraq débute avec une prise d’otage : celle de la famille de June. De l’autre côté de la carabine se trouve Connor, aventurier à la recherche d’un trésor. Mais voilà que la petite sœur de June est enlevée par une créature mystérieuse, et les deux jeunes gens se retrouvent à devoir faire équipe…

L’auteur gère tout aussi bien la poursuite de l’Ijiraq que le développement des sentiments entre ses protagonistes. On ne s’ennuie absolument pas ! Et tout cela donne très envie de lire la suite.

8. Passion et Conséquences, Fabiola Chenet – Romance historique, époque victorienne

Parution parmi les plus récentes de la maison, Passion et Conséquences bénéficie déjà d’un gros atout avec sa couverture dont je suis tombée complètement amoureuse (et celle du Bal de la Dernière Chance n’a rien à lui envier). On y fait la connaissance d’Alexandra, jeune orpheline qui accueille naïvement le libertin Édouard. Ce qui doit arriver arrive, et la vie de la jeune femme s’en retrouve bouleversée (et pas pour le mieux). Un an plus tard, leurs chemins se recroisent…

Beaucoup de rebondissements, et le suspense est maintenu jusqu’au bout. Si l’on reconnaît des archétypes du genre dans les personnages, certains des écueils qui y sont associés se trouvent habilement évités. Quoiqu’il en soit, l’évolution des protagonistes est absolument captivante !

9. Chronique d’un amour fou, Anne Rossi – Romance contemporaine, New Adult

Publié d’abord sous la forme d’une série de 20 épisodes, ce gros roman suit les tribulations d’Ariane, surdouée éperdument amoureuse du mari de sa sœur, grâce au journal qu’elle tient au fil des ans…

De mai à septembre 2013, je me suis laissée quotidiennement happer par le journal d’Ariane et toutes les émotions qui en transpirent. J’ai beaucoup apprécié que, malgré l’usage de la première personne, l’auteur parvienne à nous faire sentir toutes les failles de son héroïne. L’écriture est fluide et agréable (il s’agit de l’auteure des Yeux de Tempêtes mentionnés plus haut, très connue notamment pour ses séries – j’en reparlerai certainement), les personnages attachants. Beaucoup de scènes très touchantes, et c’est encore un plus !

10. La prophétie d’Agata, Florence Gérard – Bit Lit, Vampires, Loups garous, Elfes

AHT1_petit-200x300 Il s’agit de la première aventure d’Alexia Hope, dite Lexie. Lorsqu’on la rencontre, elle mène une vie de solitude depuis la perte de sa famille. Jusqu’au jour où, sauvée par un vampire, son existence prend une tournure complètement surnaturelle.

Il y a quelques années, j’avais lu et adoré les premiers tomes d’Anita Blake (il paraît que depuis c’est devenu un peu n’importe quoi, aussi notez bien que je parle des premiers tomes). Cette histoire m’y a fait penser avec son héroïne adulte et ses personnages divers et variés. J’ai apprécié que leurs caractéristiques non-humaines soient exploitées, bien qu’il reste de la marge pour du développement dans le tome 2 (bientôt !). Le décor est bien planté, avec une histoire assez captivante même si plutôt rapide. Très prometteur !

Enfin, je rajoute un livre que vous ne pouvez découvrir que par l’abonnement (du moins, jusqu’au 14 janvier… retenez cette date !), mais qui autrement se serait retrouvé en 2ème place de ce top 10 :

La Réelle Hauteur des Hommes, Jo Ann Von Haff – Romance contemporaine

Mélanie ne peut pas se passer du blog La Réelle Hauteur des Hommes et encore moins de son auteur, Littlejohn, dont elle n’a de cesse de tenter de deviner l’apparence. Elle ne l’a jamais rencontré, mais il est difficile de nier qu’elle en est un peu amoureuse…

Mon second gros coup de cœur de l’année – une fois terminé, je me suis jetée sur les parutions numériques du même auteur (et je vais sans doute finir par craquer et commander son roman de fantasy, La treizième concubine, dont la parution sur liseuse se fait attendre). Une histoire tout aussi originale que touchante, aux personnages humains. On s’attarde ici sur « l’après », la construction du couple, ses embûches. Le tout est émouvant… et c’est peu dire !

Voilà, je ne peux donc que vous conseiller de faire un tour sur le site et sa boutique (je rappelle qu’il y a 20 autres titres à découvrir, et ce n’est pas parce qu’ils ne sont pas dans mon top 10 qu’ils sont mauvais, loin de là !), ou encore à chercher les ebooks chez vos libraires numériques préférés.

Et n’hésitez pas à revenir ici me dire ce que vous en penez !

Google me this

De temps en temps, je tape mon nom dans la barre de recherche de Google. C’est un peu une manière pour moi de « contrôler » (ou plutôt, vérifier) là où j’apparais. De savoir ce que les autres (hypothétiques futurs employeurs, notamment) voient.

En guise de deuxième note de blog, je me suis dit que ce serait sympa de partager cet exercice, aussi narcissique soit-il, et de commenter ce qui apparaît.

Lançons donc une recherche sur mon nom, qui a le mérite d’être unique, du moins pour le moment.

La première chose à apparaître, tout du moins aujourd’hui, est… mon tag chez les éditions Laska ! Assez logique, vu qu’il s’agit de mon éditeur. Quand on clique, on accède à deux articles, un qui parle de moi (youhou !) et un que j’ai écrit (sur le NaNoWriMo, si y en a que ça intéresse ^^).

Lien suivant : le même site, mais cette fois la page liste mes oeuvres, enfin, le seul et unique ebook à mon nom pour le moment (je l’espère).

En-dessous, des images : la couverture de Chimères…, une bannière « passez de joyeuses fêtes » que je n’avais jamais vue jusqu’à aujourd’hui (o.O), la petite image du NaNoWriMo qui illustrait mon article chez Laska, la bannière du concours de nouvelles toujours chez Laska et le visage d’un animal (cheval ?) qui ne me dit absolument rien.

Troisième lien : mon profil LinkedIn, qu’il faudrait que je mette à jour d’ailleurs.

Lien numéro quatre : …. oh bah j’ai bien fait de faire cette recherche dites donc. Je tombe sur une page du blog Toshokan (aaah c’est donc de là que venait cette banière de fêtes), qui apparemment recense les parutions en M/M. La page en question présentant ma nouvelle. Hiiiiiiiiiii !!! Et en plus il y a des commentaires de personnes impatientes de la découvrir !! Hiiiiii !!

… je prends quelques secondes pour m’en remettre et je continue.

Hum.

5ème place sans compter les images : ce blog ! Et j’imagine que, logiquement, il va monter dans le classement d’ici les mois qui viennent.

Vient ensuite mon profil Facebook (je n’y ai pas de « page » pour le moment).

Le lien suivant ne me concerne pas (mon nom n’est donc pas si unique).

Ooooooh on parle de ma nouvelle sur ce forum (Au boudoir écarlate) ! Avec encore des gens que la couverture et le résumé intriguent ! Les deux ont été confectionnés par mon éditrice, qui a donc manifestement très bien fait son boulot (une fois de plus) !!

Les deux liens qui suivent mènent à un Prezi (un schéma interactif) auquel j’ai participé pendant mon M2. Je n’aime pas trop qu’il n’y ait que mon nom dessus, d’ailleurs : c’était un travail d’équipe avec d’autres étudiants de ma promo ! (Didactique des langues, si y en a que ça intéresse)

Et c’est fini pour la page 1. J’arrête là, la deuxième page étant un peu moins pertinente, avec pas mal de répétitions.

Je dois avouer que je m’attendais à des résultats différents ! La dernière fois, non, LES dernières fois, que j’ai joué à ce petit jeu, je suis tombée majoritairement sur des pétitions signées de mon petit nom, ou sur des choses en rapport avec mes études ou mon boulot (je suis prof de Français Langue Étrangère). J’imagine que dans quelques mois, avec la sortie de Chimères…, ça aura encore changé !

Bon, eh bien je me serais donc surprise.

Et vous, vous tapez votre nom chez Google (ou autres), des fois ?

Se jeter à l’eau

Parfois, il le faut. Et puis, ça tombe bien : j’aime l’eau.

J’écris depuis que je suis capable de tenir un stylo. Des livres complets, dès le début : des petits livres fabriqués mains, à base de scotch et de pages blanches : le texte à gauche, les illustrations (je n’ai jamais été douée pour le dessin, mais j’arrivais à l’oublier par moments) à droite. Une « belle » couverture, un résumé au dos.

Des poèmes, aussi, recopiés avec amour sur Paint, avec des couleurs fluos derrière.

J’ai grandi, mais je n’ai pas cessé d’écrire. L’ordinateur familial, obtenu en 1998, s’est rapidement rempli de fichiers Words, soigneusement rangés dans le dossier « Amélie ». Il y avait des dinosaures dans mes histoires, mais aussi des planètes étranges, des écoles extraordinaires, des espions, des monstres.

J’ai douze, treize ans, je viens d’écrire le mot « FIN » sur un manuscrit d’une cinquantaine de pages. C’est mon premier chef-d’oeuvre. Je veux publier. Encouragée par ma mère (mais pas vraiment guidée), j’obtiens le numéro de téléphone des éditions Hachette (qui publient mes coups de cœur de lectrice) par minitel. Cinq minutes plus tard, je repose le téléphone, rouge de honte (j’ai toujours détesté le téléphone, d’une part, et les humiliations, de l’autre) : le numéro obtenu est celui d’un centre de redressement, ou quelque chose comme ça, je ne sais pas, tout ce dont je me souviens, c’est de la déception et de mes joues, mes joues qui cuisaient. Je ne saurais même plus dire comment ma mère a réagi – je crois qu’elle a éclaté de rire.

Je m’en suis tenue là pendant une dizaine d’années. Mais je n’ai pas cessé d’écrire.

Le déclencheur, façon bombe à retardement, fut le NaNoWriMo. Ce défi un peu fou : écrire 50 000 mots en un mois. Et surtout, la communauté francophone derrière. Je commence en 2007 ; je reste un peu seule de mon côté, mais je remarque les autres. Je retiens certains noms. J’apprendrai peu à peu à les connaître, surtout grâce au forum CoCyclics, qui aide les écrivains en herbe ayant, comme moi, une prédilection pour les littératures de l’imaginaire (en quelques lettres, SFFF : Science Fiction, Fantastique, Fantasy – ou l’inverse).

Depuis 2012, je me suis jetée à l’eau plusieurs fois. J’ai envoyé quelques manuscrits (et reçu plusieurs refus). J’ai participé à des appels à texte… à un concours de nouvelles.

C’est grâce à ce dernier que j’obtiens mon premier contrat d’édition. Certes, ce n’est « que » une nouvelle. Certains ajouteront : « que » du numérique, « que » de la romance, « que » du M/M, comme si tout ça n’avait rien de sérieux.

Rien à faire. C’est un début. Et un début dont je ne suis pas peu fière.

Et voilà que je me jette à l’eau une fois encore. Mon nom dans l’adresse et en haut du blog. « Auteure, lectrice » sur le côté. Un livre à paraître dans la sidebar.

J’ai comme l’impression (lire : espoir) que tout ça n’est pas terminé…